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COVID-19 La grande opportunité

La sortie de crise commence maintenant | economiesuisse

Par Emmanuel Toniutti @EToniutti

Pour anticiper le futur, il faut regarder la réalité en face, bien en face, sans faux-semblants. Il faut même envisager le pire.

La réalité est que la crise du coronavirus nous est imposées. Qu’elle soit issue de la Nature, des enjeux de pouvoir géopolitiques liés à la mondialisation ou bien de malveillances diverses et variées, elle nous dépasse, elle nous rappelle à l’humilité, elle nous remémore que nous sommes poussière, de pauvres petits mortels qui ont une tendance naturelle, quand tout va bien, à se prendre pour des petits dieux sans en avoir l’air.

L’acte majeur de cette crise, au-delà du confinement, au-delà des mensonges de nos dirigeants politiques et de leur manque d’anticipation et de vision stratégique du futur, vient de ce que nous, les êtres humains, nous démontrons ici une capacité à créer et à être solidaires les uns des autres de manière exceptionnelle. D’autre part, même si nos dirigeants ont des manquements comme tout le monde tels que je viens de les souligner, ils ont pris la décision de faire primer l’humain sur l’économique, c’est une première dans notre histoire dans la gestion d’une pandémie.

Mais malgré les efforts déployés, les plans financiers mis en place, nous devrons faire face à des milliers de faillites d’entreprises, petites, moyennes et, peut-être, grandes. Le coup d’arrêt du confinement mondial à l’économie est unique en ce sens. Il nous interpelle sur notre modèle de société de surconsommation du « toujours plus ». Il nous questionne sur le sens que nous voulons donner à notre existence. Il nous invite à retrouver le sens d’une humanité fragile que nous désirions invincible.

La sortie de crise du COVID-19 nous offre une grande opportunité : celle de changer de modèle de société. Nous avons besoin de leaders qui aiment l’humanité et la justice, nous avons besoin de bienveillance, de solidarité et de fraternité. Ces mots, souvent employés, se réfèrent tous à une émotion et une valeur de base : l’amour. En ce sens, l’une des réponses que je suggère pour cette sortie de crise est « Le leadership de l’amour. Une nouvelle Voie pour l’Occident ».

Ce livre a pour objectif d’avoir la tête dans les étoiles et les pieds sur terre. Il décrit très concrètement ce que peut être un modèle de société qui repose sur l’amour, l’éthique et la responsabilité : le respect inconditionnel des parties prenantes impactées par les décisions des dirigeants, de nous toutes et tous. Préfacé par Stéphane Richard, PDG du groupe Orange, il indique un chemin clair et pragmatique pour entraîner les dirigeants à s’approprier et mettre en œuvre ce modèle. Il se nourrit également de témoignages concrets de dirigeants qui l’ont mis en place dans leurs organisations.

Le futur de nos enfants et de nos petits-enfants s’écrit maintenant. Faisons-le ensemble !

 

#civilisation #société #culture #COVID19 #ethique #responsabilité #amour #leadership #demain #humanisme

COVID-19 : une nouvelle Voie pour l’Occident

Sortir de la crise du coronavirus ensemble, être solidaire les uns des autres ?

« Le leadership de l’amour. Une nouvelle Voie pour l’Occident » avec une préface inédite de Stéphane Richard, PDG du groupe Orange.

Une réponse concrète au leadership de crise du COVID-19 et au futur de nos enfants.

À télécharger directement sur ce lien 

Le leadership de l'amour. Une nouvelle Voie pour l'Occident

 

 

 

 

 

 

 

 

 

#HumanInside #LeLeadershipDeLAmour #culture #civilisation #société #COVID2019

COVID-19 Le grand aveuglement

Risultato immagini per image aveuglementPar Emmanuel Toniutti    @EToniutti

Versione italiana sotto

Je suis un entrepreneur, réaliste, d’un naturel optimiste et spécialiste du leadership éthique de crise depuis 20 ans. Cette précaution d’usage étant faite, je vous livre mon analyse du leadership de crise, en Europe, du coronavirus, dit COVID-19, déclaré pandémie internationale par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Je crois que le constat d’un manque absolu de lucidité et de réalisme des autorités politiques de toute l’Europe (Suisse comprise) marquera son histoire de manière irrémédiable pour le futur. Le 23 janvier 2020 le gouvernement chinois décide de placer la ville de Wuhan en quarantaine puis simultanément toute la province du Hubei, soient 57 millions de personnes. Tous les experts et entrepreneurs internationaux qui, comme moi, ont une grande expérience de la Chine, savent qu’une telle décision souligne l’extrême gravité de la situation. Cela signifie que les chinois, alors que les premiers cas sont dénoncés officiellement par les médecins au mois de décembre 2019, ne réussissent pas à endiguer l’épidémie. J’ai tout de suite alerté de cette gravité sur Twitter le 22 janvier, sans effet bien sûr. En fait, ceux qui ont des contacts sur place en Chine savent que les premiers cas apparaissent dès le mois d’octobre 2019 mais ils ne font pas l’objets de cas répétés (l’histoire montrera dans le futur que nous n’aurions pas dû nous fier aux chiffres chinois). Il est impossible que les ambassades et les consulats européens sur place ne soient pas informés de ce contexte. Si ce n’est pas le cas, ils ne remplissent pas leur mission sur le territoire chinois. Il est donc improbable que les dirigeants européens ne connaissent pas cette réalité. Il va alors se passer ce qui peut arriver de pire dans la conduite de crise, la négation de la réalité des faits : « cela ne peut pas nous arriver à nous occidentaux, la Chine c’est très loin, c’est une mauvaise grippe qui va tuer quelques personnes âgées chinoises ». L’Organisation Mondiale de la Santé elle-même ne déclare l’urgence sanitaire internationale que le 30 janvier 2020 au soir, soit une semaine après la fermeture du Hubei. Le 30 janvier, Giuseppe Conte déclare l’état d’urgence nationale en Italie pour six mois.

Les européens ne voient rien. Ils continuent à prendre normalement l’avion pour partir dans le monde entier. Travaillant personnellement à l’international, j’ai de la chance car je n’ai pas à voyager avant le 4 février 2020. À partir de cette date, je voyage exclusivement avec un masque de protection sur mon visage, étant l’objet de regards suspects et de blagues humoristiques douteuses dans les lougnes aéroportuaires d’Alitalia et d’Air France. Pour précision, habitant dans le Tessin, mon aéroport de référence est celui de Milan Maplensa, dans la province de Lombardie. Je continue à alerter, les réponses sont toujours les mêmes : « tu délires, c’est une mauvaise grippe ». J’ai un autre coup de chance, mes voyages en avion s’arrêtent le 21 février et le 29 février je suis touché par une grippe, confirmée par mon médecin traitant m’interdisant de voyager jusqu’au 20 mars. J’informe donc mes clients que je ne suis pas en mesure de tenir les prochains séminaires. J’ai alors le temps d’étudier et de recouper des études cliniques COVID-19 en anglais, en français et en italien qui me font comprendre que la gravité dont j’ai eu l’intuition dès le départ n’est pas à la mesure du tsunami qui va surgir. Entre temps le 22 février, Giuseppe Conte, qui a pris conscience de la gravité des foyers d’épidémie qui sont en train d’exploser dans tout le nord de l’Italie, décide de mettre les villes durement touchées en quarantaine. Au dehors de l’Italie, tout le monde s’interroge sur le surréalisme de Giuseppe Conte.

Le 8 mars 2020, je me trouve en conférence téléphonique avec un groupe de dirigeants européens, hors italiens, à qui j’explique l’extrême gravité de cette situation alors que Giuseppe Conte vient de placer les zones rouges de l’Italie du Nord en quarantaine. Ils me répliquent : « cette décision italienne est totalement exagérée, il ne s’agit que d’une mauvaise grippe ».  Sur le coup, je reste émotionnellement choqué par ce déni. Puis je comprends, alors que je ne cesse d’alerter sur les réseaux sociaux depuis des semaines, qu’ils nient la réalité. Quant aux politiques, je préfère penser qu’ils refusent eux aussi la réalité. Car s’il s’avérait à termes qu’ils savaient, et qu’ils aient choisi de mentir délibérément à tous les citoyens et aux personnels de santé, cela dénoterait non seulement leur incompétence mais aussi leur amateurisme, leur manque d’anticipation et leur irresponsabilité globale. Cela engagerait non seulement leur responsabilité morale, mais aussi éthique et pénale.

Après avoir décidé, la quarantaine pour toutes les provinces touchées par l’épidémie, le 9 mars 2020 Conte décide de l’étendre à toute l’Italie. En s’inspirant de l’expérience chinoise, il prend une décision qui implique un choix radical qui est le confinement total du pays. Une décision courageuse qui est interprétée par les autres gouvernements européens comme une exagération. L’Italie sera la seule d’ailleurs à appliquer la recommandation de l’OMS qui consiste à tester le plus grand nombre de personnes. L’Espagne attendra 5 jours pour suivre l’Italie. La France déclarera timidement un confinement strict seulement une semaine après, le 16 mars 2020 au soir, après avoir préalablement largement dénigré la décision italienne et tenu le premier tour de ses élections municipales le 15 mars. Aujourd’hui l’Angleterre qui comptait sur la stratégie de l’immunité naturelle entre en confinement total. Walter Riccardi, Executive Board Member de l’Organisation Mondiale de la Santé s’est exprimé en ces termes le 20 mars : « Avec un retard coupable selon moi, la France, l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse, au lieu de réagir rapidement ont préféré temporiser ».

La suite nous la connaissons, le grand désastre va commencer. De grâce, si cela vous est possible, faite comme moi qui suis en confinement total volontaire avec ma famille depuis le 29 février, restez chez vous, faites-vous livrer votre nourriture, ne sortez pas ! Je souhaite un énorme courage à tous les personnels de santé que nous ne remercierons jamais suffisamment et à toutes celles et ceux qui assurent les services nécessaires au fonctionnement vital de nos communautés. Nous redécouvrons qu’ils sont toutes et tous vitaux pour notre vie quotidienne. Il faudra nécessairement revoir à la hausse leurs conditions de travail. Il est impératif de quitter notre modèle de société néolibérale et remettre l’humanisme au cœur de la politique et de nos organisations.

La bonne nouvelle de cette crise est que l’Italie, ayant dû faire face à l’urgence du COVID-19 en premier, a indiqué tout de suite son intention de leadership : faire passer la santé des italiens avant l’économie. Elle a été ensuite suivie par un grand nombre de pays européens. C’est un fait historique dans la conduite d’une épidémie. L’être humain avant l’argent.

Quoi qu’il en soit, il n’y aura pas d’autre alerte. L’humanité n’aura pas de futur sans la solidarité, l’amour et la fraternité !

Versione italiana

Sono un imprenditore, realistico, naturalmente ottimista, e uno specialista nella direzione etica della crisi da 20 anni. Con questa premessa che funge un po’ da “precauzione d’utilizzo”, vi do la mia analisi sulla leadership di crisi, in Europa, durante il coronavirus, noto come COVID-19, dichiarata pandemia internazionale dall’Organizzazione mondiale della sanità.

Credo innanzitutto che questa assoluta mancanza di lucidità e realismo da parte delle autorità politiche di tutta l’Europa (compresa la Svizzera) segnerà la storia in modo irreversibile per il futuro. Il 23 gennaio 2020, il governo cinese ha deciso di mettere in quarantena la città di Wuhan e quindi contemporaneamente l’intera provincia di Hubei, ovvero 57 milioni di persone. Tutti gli esperti e gli imprenditori internazionali che, come me, hanno una vasta esperienza in Cina, sanno che una tale decisione sottolinea l’estrema gravità della situazione. Ciò significa che i cinesi, mentre i primi casi sono stati segnalati ufficialmente dai medici a dicembre 2019, non riescono ad arginare l’epidemia. Ho immediatamente avvisato di questa serietà su Twitter il 22 gennaio, ovviamente senza alcun effetto. In effetti, coloro che hanno contatti locali in Cina sanno che i primi casi compaiono già nell’ottobre 2019, ma non sono oggetto di casi ripetuti (la storia mostrerà in futuro che non avremmo dovuto fare affidamento a tutte le informazioni cinesi). È impossibile che le ambasciate e i consolati europei in loco non siano informati di questo contesto. In caso contrario, non stanno compiendo appieno la loro missione sul territorio cinese. È quindi improbabile che i leader europei non conoscano questa realtà. Accadrà poi il peggio che può accadere nella gestione delle crisi, la negazione della realtà dei fatti: « questo non può succedere a noi occidentali, la Cina è molto lontana, è una brutta influenza che ucciderà alcuni anziani cinesi « . La stessa Organizzazione Mondiale della Sanità non dichiara un’emergenza sanitaria internazionale fino alla sera del 30 gennaio 2020, una settimana dopo la chiusura di Hubei. Il 30 gennaio Giuseppe Conte dichiarò lo stato di emergenza nazionale in Italia per sei mesi.

Gli europei non vedono nulla. Continuano a volare normalmente per girare il mondo. Lavorando a livello internazionale, mi capita un colpo di fortuna perché casualmente quest’anno non dovevo viaggiare prima del 4 febbraio 2020. Da questa data, viaggio esclusivamente con una maschera protettiva sul viso, diventando tra l’altro l’oggetto di sguardi sospetti e discutibili battute umoristiche negli aeroporti di Alitalia e Air France. Per chiarire, vivendo in Ticino, il mio aeroporto di riferimento è quello di Milano Malpensa, in Lombardia. Continuo ad allertare, le risposte sono sempre le stesse: « tu deliri, è solo una brutta influenza ». Ho un altro colpo di fortuna, il mio viaggio aereo si interrompe il 21 febbraio e il 29 febbraio prendo un’influenza, confermata dal mio medico curante che mi proibisce di viaggiare fino al 20 marzo. Informo pertanto i miei clienti che non sono in grado di tenere i prossimi seminari. Ho quindi il tempo di studiare e verificare gli studi clinici COVID-19 in inglese, francese e italiano che mi fanno capire che la gravità che avevo intuito fin dal principio è solo l’inizio dello tsunami che ci travolgerà tutti.

Nel frattempo, il 22 febbraio, Giuseppe Conte, che è venuto a conoscenza della gravità dei focolai del nord Italia, decide di mettere in quarantena le città colpite duramente. Al di fuori dall’Italia, tutti si chiedono se la reazione di Giuseppe Conte non sia un po’ esagerata

L’8 marzo 2020, sono in teleconferenza con un gruppo di leader europei, esclusi gli italiani, ai quali spiego l’estrema gravità di questa situazione quando Giuseppe Conte ha appena collocato le aree rosse del nord Italia in quarantena. Rispondono: « questa decisione italiana è completamente esagerata, è solo una brutta influenza ». Al momento, rimango emotivamente scioccato da questa negazione. Poi capisco, mentre ho avvisato sui social network per settimane, che semplicemente negano la realtà.

Per quanto riguarda i politici, preferisco pensare che anch’essi rifiutino la realtà. Perché se si scopre a lungo termine che sapevano e che hanno scelto di mentire deliberatamente a tutti i cittadini e al personale sanitario, ciò significherebbe non solo la loro incompetenza ma anche il loro dilettantismo, la loro mancanza di anticipazione e la loro irresponsabilità generale. Ciò implicherebbe non solo la loro responsabilità morale, ma anche etica e penale.

Dopo aver deciso, la quarantena per tutte le province colpite dall’epidemia, il 9 marzo 2020 Conte decide di estenderla a tutta l’Italia. Attingendo all’esperienza cinese, prende una decisione che implica una scelta radicale che è il contenimento totale del paese. Una decisione coraggiosa che viene interpretata da altri governi europei come un’esagerazione. L’Italia sarà l’unica ad applicare la raccomandazione dell’OMS per testare il maggior numero di persone. La Spagna attenderà 5 giorni per seguire l’Italia. La Francia dichiarerà timidamente il confino solo una settimana dopo, la sera del 16 marzo 2020, dopo aver ampiamente denigrato la decisione italiana e tenuto il primo turno delle elezioni comunali il 15 marzo. Oggi l’Inghilterra, che si basava sulla strategia dell’immunità naturale, sta entrando nel contenimento totale. Walter Riccardi, membro del consiglio direttivo dell’Organizzazione mondiale della sanità, si è espresso in questi termini il 20 marzo: « Con un ritardo colpevole, secondo me, Francia, Germania, Austria e Svizzera, anziché reagire rapidamente, preferiscono procrastinare”.

Il resto lo sappiamo, inizierà il grande disastro. Credo che qualora e per coloro che ne hanno la possibilità, meglio fare come sono stato io, in totale confinamento volontario con la mia famiglia dal 29 febbraio, restare a casa, farsi consegnare il cibo, non uscire!

Auguro una grande forza e molto coraggio a tutto il personale sanitario che non potremo mai ringraziare abbastanza e per tutti coloro che forniscono i servizi necessari per il funzionamento vitale delle nostre comunità. Stiamo riscoprendo che sono tutti essenziali per la nostra vita quotidiana. Le loro condizioni di lavoro dovranno necessariamente essere riviste da un punto di vista economico. È indispensabile lasciare il nostro modello di società neoliberista e riportare l’umanesimo al centro della politica e delle nostre organizzazioni.

La buona notizia di questa crisi è che l’Italia, avendo affrontato per prima l’emergenza COVID-19, ha immediatamente indicato la sua intenzione di leadership: mettere la salute degli italiani davanti all’economia. Questa priorità è stata poi seguita da un gran numero di paesi europei. La condotta di questa epidemia è un fatto storico, e l’essere umano, è ora ancora più evidente, viene prima dei soldi.

Ad ogni modo, per noi deve essere un monito per il futuro. L’umanità non potrà sopravvivere senza solidarietà, amore e fratellanza!

#COVID19 #COVID2019 #coronavirus #société #civilisation #humanisme #ethique #OMS #leadership

Coronavirus pavor

English version below – Versione italiana sotto

 

Risultato immagini per who       Par @EToniutti

Coronavirus pavor 

Spécialiste des comportements sous stress, accompagnant les conseils d’administration et les comités exécutifs depuis 20 ans à l’international, j’ai pu vérifier que dans cent pour cent des cas, les dirigeants projettent inconsciemment leurs peurs dans les processus de décision de crise.

Le comité exécutif de l’Organisation Mondiale de la Santé n’échappe pas à cette règle. La peur de la panique générale, la peur d’un chaos géopolitique et la peur d’un effondrement économique entraveraient-elles sa lucidité et son authenticité ? Son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus sait très bien qu’il devra déclarer la pandémie internationale dans une à deux semaines au maximum. Mais pour le moment, il se réfugie derrière un processus de décision scientifique et politique qui n’intègre visiblement pas les critères intuitifs, émotionnels, éthiques et culturels systémiques nécessaires au leadership de crise.

Pourquoi devrions-nous ménager l’exécutif chinois quand on sait que les premiers cas sont apparus en Chine dès le début du mois de décembre 2019 et que la Chine les a étouffés ? Parce que nous avons peur de la Chine. Pourquoi devrions-nous avoir peur de la panique des citoyens face à une déclaration de pandémie ? Parce que nous ne savons pas comment communiquer clairement en vérité et en transparence.

Tout cela pose une vraie question de leadership. Et comme toujours cette situation nous interroge sur notre capacité au courage à être ni lâche et ni téméraire, mais à trouver le juste équilibre dans la protection des citoyens. La peur est toujours mauvaise conseillère mais faut-il encore accepter d’avoir peur pour pouvoir la surmonter et prendre la situation en main. Dans la crise, vous êtes votre propre ennemi.

 

Coronavirus pavor

Specialist in behaviors under stress, accompanying international boards and executive committees for 20 years, I was able to verify that in one hundred percent of the cases, the leaders unconsciously project their fears into the crisis decision-making processes.

The executive committee of the World Health Organization is no exception to this rule. Fears of general panic,  geopolitical chaos and economical collapse would hinder his lucidity and his authenticity? Its managing director Tedros Adhanom Ghebreyesus knows very well that he will have to declare the international pandemic in one to two weeks maximum. But for the moment, he is hiding behind a scientific and politic decision-making process that does not visibly integrate the intuitive, emotional, ethical and systemic cultural criteria necessary for crisis leadership.

Why should we spare the Chinese executive when we know that the first cases appeared in China at the beginning of December 2019 and that China has stifled them? Because we are afraid of China. Why should we be afraid of the panic of citizens faced with a declaration of a pandemic? Because we do not know how to communicate clearly in truth and transparency.

All of this poses a real question of leadership. And as always, this situation questions our ability to have the courage to be neither cowardly nor reckless but to find the right balance in protecting citizens. Fear is always a bad counselor, but you still have to accept being afraid to overcome it and take the lead. In the crisis, you are your own enemy.

 

 Coronavirus pavor

Specialista in comportamenti sotto stress, accompagnando consigli di amministrazione e comitati esecutivi internazionali per 20 anni, sono stato in grado di verificare che nel cento per cento dei casi i leader proiettano inconsciamente le loro paure nei processi decisionali di crisi.

Il comitato esecutivo dell’Organizzazione mondiale della sanità non fa eccezione a questa regola. La paura del panico generale, la paura del caos geopolitico e la paura del collasso economico potrebbero ostacolare la sua lucidità e la sua autenticità? L’amministratore delegato Tedros Adhanom Ghebreyesus sa benissimo che dovrà dichiarare la pandemia internazionale entro una o due settimane al massimo. Ma per il momento si nasconde dietro un processo decisionale scientifico e politico che non sembra integrare i criteri culturali intuitivi, emotivi, etici e sistemici necessari per la leadership della crisi.

Perché dovremmo risparmiare l’esecutivo cinese quando sappiamo che i primi casi sono comparsi in Cina all’inizio di dicembre 2019 e che la Cina li ha soffocati? Perché abbiamo paura della Cina. Perché dovremmo avere paura del panico dei cittadini di fronte a una dichiarazione di pandemia? Perché non sappiamo comunicare chiaramente in verità e trasparenza.

Tutto ciò pone una vera questione di leadership. E come sempre, questa situazione mette in discussione la nostra capacità di avere il coraggio di non essere né codardi né sconsiderati, ma di trovare il giusto equilibrio nella protezione dei cittadini. La paura è sempre un cattivo consigliere, ma bisogna accettare di avere paura per superarla e prendere la situazione in mano. Nella crisi, ciascuno di noi è il nemico di se stesso.

 

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2020 : un leadership historique ! Historic Leadership!

English version below

Risultati immagini per image trump xi jinping putin johnson  Risultati immagini per image trump xi jinping putin johnson  par @EToniutti

Qu’est-ce qui pourrait faire que Boris Johnson, Vladimir Poutine, Donald Trump et Xi Jinping signent une alliance cachée ? En effet, si 2017 constituait un tournant historique pour la double gouvernance mondiale du futur, nous nous trouvons en 2020 face à un leadership potentiel historique.

Je travaille sur le comportement des leaders depuis maintenant 20 ans. Lorsque des grandes décisions stratégiques doivent être prises, ce sont rarement les enjeux géopolitiques et organisationnels (même s’ils comptent assurément) qui influencent vraiment les leaders. Ce sont plutôt au contraire, en majorité, leurs types de personnalités et leurs peurs individuelles sous-jacentes, et la culture à laquelle ils appartiennent et la peur collective qui la nourrit, qui produisent des biais cognitifs inconscients dans leurs processus de décision. J’ai par ailleurs concrètement constaté sur le terrain que ces peurs fondamentales sont rarement prises en compte et analysées dans les relations politiques entre les États, et dans les relations commerciales entre les entreprises. Ce qui est étonnant puisqu’elles constituent des éléments fondamentaux de compréhension des comportements individuels et collectifs dans les négociations relationnelles.

Ce début d’année 2020 marque donc, à ce sujet, un fait historique rarement survenu dans l’histoire connue de l’humanité. Boris Johnson, Vladimir Poutine, Donald Trump et Xi Jinping ont le même type de personnalité. Ils partagent la même peur inconsciente : celle d’être faible. Ils veulent ainsi démontrer, chacun à leur manière, qu’ils sont plus forts que les autres ; avec des variantes toutefois liées au fait que leurs cultures sont différentes.

Boris Johnson est anglais. La peur fondamentale sous-jacente à la culture anglaise est de dépendre des autres et de ne pas connaître la feuille de route du futur dans ses moindres détails. Conjugué à sa peur d’être faible, le leadership de Johnson pousse à ce que l’Angleterre soit autonome (BREXIT) reprenant son destin en main, en ne devant des comptes à personne.

Vladimir Poutine est russe. La peur fondamentale sous-jacente à la culture russe est d’apparaître faible à soi-même, en tant que peuple. En cela la Russie voudrait être totalement indépendante et se suffire à elle-même. Conjugué à sa peur d’être faible, le leadership exercé par Poutine vise à ce que la Russie redevienne un empire supérieur aux autres dont il serait le tsar.

Donald Trump est américain. La peur fondamentale sous-jacente à la culture américaine est l’échec, c’est-à-dire de perdre la première place de leader mondial, en étant relayé au second plan et ainsi, ne plus exister aux yeux des autres. Conjugué à sa peur d’être faible, le leadership de Trump consiste à faire en sorte que les États-Unis défendent leurs intérêts avant tous les autres (America First) et la liberté individuelle dans le monde entier, afin de sauver le monde et de rester numéro un.

Xi Jinping est chinois. La peur fondamentale sous-jacente à la culture chinoise est le conflit. Conjugué à sa peur d’être faible, son leadership le pousse à l’hégémonie impériale (il est le fils du Ciel nommé à vie) mais sans jamais dire non à qui que ce soit ; ce qui ne signifie pas pour autant qu’il soit d’accord avec ses interlocuteurs. La Chine doit redevenir l’empire du Milieu en gouvernant le monde, en le colonisant financièrement, mais dans le consensus, c’est-à-dire, sans le dire et le montrer directement.

2020 constitue ainsi une année historique de leadership car chacun d’eux veut être fort. En ce sens, tous les quatre se comprennent parfaitement. Et cela pourrait les amener à signer un traité d’alliance « en sourdine » qui leur assurerait, par la détention des DATA (GAFAM, BATX) de l’usage de l’intelligence artificielle et des meilleurs moyens de protection de cyberdéfense et de cyberattaque, de prendre le pouvoir sur le monde en formant un clan de parrains unique. Il faut savoir qu’avec eux la séduction ne fonctionne pas. Ils veulent des rapports directs, francs et forts. Ils ignorent et détestent quiconque se montre faible.

Je vous pose la question : qui va les arrêter ? Un coronavirus peut-être ?

 

#USA #Chine #Russie #Angleterre #BorisJohnson #VladimirPoutine #DonaldTrump #XiJinping #IA #GAFAM #BATX #cyberdefense #cyberattaque #AmericaFirst #Brexit #Leadership #stratégie #gepolitique #culture #peurs #inconscients

 

2020: historic leadership!

What could possibly cause Boris Johnson, Vladimir Putin, Donald Trump and Xi Jinping to sign a hidden alliance? Indeed, if 2017 constituted a historic turning point for the dual global governance of the future, we are in 2020 facing a historic potential leadership.

I have been working on the behavior of leaders for 20 years now. When big strategic decisions have to be made, it is rarely the geopolitical and organizational issues (even if they certainly count) that really influence leaders. It is rather on the contrary, in most case, their personality types and their underlying individual fears, and the culture to which they belong and the collective fear that feeds them, which produce unconscious cognitive bias in their decision-making processes. I have also concretely observed in the field that these fundamental fears are rarely taken into account and analyzed in political relations between states, and in trade relations between companies. This is surprising since they constitute fundamental elements for understanding individual and collective behavior in relationship negotiations.

The start of this year 2020 therefore stands out, on this matter, a historical fact rarely occurred in the known history of humanity. Boris Johnson, Vladimir Putin, Donald Trump and #XiJinping have the same personality type. They share the same unconscious fear of being weak. They thus want to demonstrate, each in their own way, that they are stronger than the others; with variations, despite being linked to the fact that their cultures are different.

Boris Johnson is English. The fundamental underlying fear in English culture is to depend on others and not to know the road map of the future in every detail. Combined with his fear of being weak, Johnson’s leadership pushes Britain to be self-reliant (BREXIT) taking control of its fate, not being held accountable to anyone.

Vladimir Putin is Russian. The basic underlying fear in Russian culture is to appear weak to yourself and as a people. In this, Russia would like to be completely independent and self-sufficient. Combined with his fear of being weak, the leadership exercised by Putin aims at making Russia again an empire, superior to the others of which he is the tsar.

Donald Trump is American. The fundamental underlying fear in American culture is failure, that is to say losing the first place as world leader, being pushed into the background and therefore, no longer existing in the eyes of others. Combined with his fear of being weak, Trump’s leadership is to make the United States advance its interests before all others (America First) and individual freedom around the world, in order to save the world and stay number one.

Xi Jinping is Chinese. The fundamental underlying fear in Chinese culture is conflict. Combined with his fear of being weak, his leadership pushes him to imperial hegemony (he is the son of Heaven appointed for life) but without ever saying no to anyone; which does not mean that he agrees with his interlocutors. China must once again become the Middle Kingdom by ruling the world, colonizing it financially, but by consensus, that is to say, without saying it and showing it directly.

2020 is thus a historic year of leadership because everyone wants to be strong. In this way, all four understand each other perfectly. And this could very well lead them to the signing of a “muted” alliance treaty which would ensure them, through the possession of DATA (GAFAM, BATX)  the use of artificial intelligence and the best means of protection from cyber defence and cyber attacks, to take power over the world by forming a single clan of sponsors. You should know that with them, seduction does not work. They want direct, frank and strong rapports. They ignore and hate anyone who appears weak.

I’m asking you: who is going to stop them? Maybe a coronavirus?

 

#USA #China #Russia #Britain #BorisJohnson #VladimirPutin #DonaldTrump #XiJinping #AI #GAFAM #BATX #cyberdefence #cyberattacks #AmericaFirst #Brexit #Leadership #strategy #geopolitics #culture #fears #subconscious #Coronavirus

 

Les goulags existent encore !

Risultati immagini per goulag par @giada_strambini

Il est toujours complexe de comprendre la dynamique avec laquelle les médias internationaux choisissent ou non de « montrer » une nouvelle. Il est difficile d’essayer d’identifier une hiérarchie minimale d’importance, d’imaginer ses priorités ; il est impossible d’établir a priori (mais pas même d’interpréter a posteriori) sur quelle base certains choix sont opérés, et pendant combien de temps l’écho d’une nouvelle vit dans l’opinion publique.J’ai appris il y a quelques jours une nouvelle, et je dois avouer que je me suis demandé, entre mystère et étonnement, pourquoi je n’en avais pas encore entendu parler. J’ai lu le texte suivant dans un journal du Tessin, en Suisse italienne, où je vis depuis quelques années : « Maintenant, le monde ne peut plus fermer les yeux sur ce que fait le gouvernement chinois dans la région du Xinjiang … » Peter Schiesser, qui écrit pour Action, poursuit cet article parlant de nouveaux goulags dans lesquels environ deux millions de personnes seraient détenues et soumis à toutes sortes de tortures et d’endoctrinement forcé. Les sources, avec de nombreux documents publiés à l’appui, ne sont autres que le New York Times et l’International Consortium of Investigative Journalism.

Je fais un peu de recherche en ligne et trouve des articles qui parlent de goulag dans cette région depuis le début de l’année 2019, je lis autant que je peux et je traduis de l’anglais, du français, de l’espagnol ; plus ou moins les mêmes narrations se répètent, j’ai l’impression de lire un de ces grands livres d’histoire qui parlaient de la Sainte Inquisition et des méthodes qui me paraissaient si éloignées de notre société aujourd’hui, comme celle d’enfermer les gens et de les soumettre à la violence physique et psychologique, uniquement sur la base d’une accusation d’un voisin, ou de simples indices tels que, dans ce cas, porter une longue barbe, entrer dans une mosquée ou posséder le Coran. Pendant un moment, je ne sais pas s’il faut continuer à lire, je suis incrédule et il me semble fou que cela puisse encore arriver, aujourd’hui, dans ce monde où maintenant nous nous ressemblons tous … mais… Je voudrais trouver une source fiable qui parle de fausses nouvelles mais rien, tout ça se passe vraiment, dans une nation qui a signé, avec la plupart des pays européens, traités et accords économiques de grand impact.Mais essayons de procéder avec ordre, de réfléchir aux « raisons » qui ont pu conduire à cette horreur.La région du Xinjiang a été le théâtre d’attaques par des extrémistes islamiques et des franges séparatistes. La réaction du président Xi Jinping a été fortement répressive ; il a déclaré qu’il voulait éradiquer par tous les moyens le virus de l’extrémisme religieux et démontre l’adoption d’une politique « impitoyable », telle qu’il l’a définie lui-même. Les minorités touchées par cette injustice sont notamment : les Ouïghours, les Kazakhs et les Kirghizes (toutes ces minorités sont de confession islamique). Mais au-delà de toutes les illusions, la Chine ne s’est jamais vraiment débarrassée de son Laogai ; il suffit de penser qu’ils sont la principale source de travail sans frais, parfois élégamment définis comme des lieux de « rééducation politique », de « rééducation par le travail ». Il suffit de penser aux nouveaux goulags construits cette année seulement au Tibet pour lutter contre le séparatisme, autrement appelé le droit à l’indépendance.

Beaucoup ont écrit à ce sujet, mais, peut-être que je me trompe, cette information est une nouvelle qui ressemble à une transmission silencieuse, il y a tous ces articles, il y a ces documents, le témoignage d’un enseignant qui a été dans l’un de ces goulags, (interviewé par le journal israélien Haaretz), pourtant c’est comme si toute cette communication n’avait pas touché ou très peu sur les grands journaux européens. Je ne ressens pas la résonance qui, selon moi, devrait mériter de telles nouvelles. C’est un véritable abus, une pure violence, l’anéantissement des droits de l’Homme. Je le sais, malheureusement pour de nombreux autres événements, mais je soupçonne que dans ce cas il y a un manque de volonté d’aliéner la Chine, et c’est encore plus mauvais, car si pour des raisons économiques nous sommes toujours prêts à ignorer les droits inaliénables des êtres humains et leur fondement humaniste, aucune technologie possible ne nous sauvera de l’échec en tant que civilisation.

 

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I goulag esistono ancora!              

È sempre complesso comprendere le dinamiche con cui i media internazionali scelgono o meno di “cavalcare” una notizia. Difficile tentare di individuarne una minima gerarchia di importanza, immaginarne le priorità, impossibile stabilire a priori (ma nemmeno interpretare a posteriori) su quali basi si facciano determinate scelte e per quanto tempo viva l’eco di una notizia nell’opinione pubblica.

Ho appreso pochi giorni fa una notizia e devo ammettere di essermi chiesta, tra il mistero e lo stupore, come mai non ne ero ancora venuta a conoscenza.  Leggo testuali parole su un giornale ticinese, in Svizzera italiana, dove vivo da alcuni anni: “Ora il mondo non può più chiudere gli occhi su ciò che il Governo Cinese sta facendo nella regione dello Xinjiang…” Peter Schiesser che scrive per Azione continua questo articolo parlando di nuovi gulag in cui circa due milioni di persone sarebbero detenute e sottoposte ad ogni genere di tortura e indottrinamento forzato. Le fonti, con tanto di documenti probanti pubblicati, sono nientemeno che il New York Times e il Consorzio Internazionale di giornalismo investigativo. Faccio una piccola ricerca online e trovo articoli che parlano di gulag in questa regione dall’inizio del 2019, leggo quanto più posso e traduco dall’inglese, francese, spagnolo; si ripetono pressappoco le stesse narrazioni, ho l’impressione di leggere uno di quei grossi libri di Storia in cui si parlava della Santa Inquisizione e dei metodi che mi sembravano così distanti dalla nostra società odierna, come quello di rinchiudere persone e sottoporle a violenza fisica e psicologica solo sulla base di un’accusa da parte di un vicino di casa, o di semplici indizi come, in questo caso,  quello di portare una lunga barba, di entrare in una Moschea o di possedere il Corano. Per un attimo non so se continuare a leggere, sono incredula e mi sembra una follia che questo possa ancora accadere, oggi, adesso, in questo mondo dove ormai sembriamo tutti uguali…ma tant’è. Vorrei trovare una fonte attendibile che parli di fake new ma niente, accade veramente, in una nazione che ha firmato con la maggior parte dei paesi europei trattati e accordi economici di grande impatto.

Ma cerchiamo di procedere con ordine, di pensare alle “ragioni” che possano aver portato a questo orrore.

La regione Xinjiang è stata teatro di alcuni attentati da parte di estremisti islamici e frange separatiste; la reazione del presidente Xi Jinping è stata di tipo fortemente repressivo; ha dichiarato di voler estirpare con ogni mezzo il virus dell’estremismo religioso e sta dimostrando l’adozione di una politica “senza pietà”, come lui stesso l’ha definita. Le minoranze colpite da questa ingiustizia sono in particolare: uiguri, kazaki e kirghisi (tutte queste minoranze sono di fede islamica). Ma bando ad ogni illusione, la Cina non ha mai davvero fatto a meno dei suoi Laogai; basti pensare che sono la principale fonte di manodopera a costo zero, talvolta elegantemente definiti luoghi di “rieducazione politica”, di “rieducazione attraverso il lavoro”. Basti pensare ai nuovi gulag costruiti solo quest’anno in Tibet per contrastare il separatismo, altrimenti detto diritto all’indipendenza.

Molti ne hanno scritto, ma, forse mi sbaglio, mi pare una notizia che è come passata in sordina, ci sono articoli, ci sono documenti, una testimonianza da parte di un’insegnante che è stata in uno di questi gulag, (intervistata dal giornale israeliano Haaretz), eppure è come se tutta questa comunicazione non colpisse, non restasse, non è stata o molto poco sulle maggiori testate europee. Non mi pare se ne sia parlato a sufficienza alla televisione, sui social c’è molto poco. Non avverto la risonanza che a mio avviso dovrebbe meritare una notizia del genere. Si tratta di un vero e proprio sopruso, violenza pura, annientamento dei diritti umani. Lo so, avviene per tantissimi altri eventi purtroppo, ma sospetto che in questo caso ci sia una scarsa volontà di inimicarsi la Cina, e questo fa ancora più male, perché se per ragioni economiche si è sempre ancora disposti ad ignorare diritti inalienabili degli esseri umani, nessuna tecnologia possibile ci salverà dal fallimento come civiltà.

La mémoire est-elle vérité ?

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Par Giada Strambini                      @giada_strambini

« Se souvenir de quelque chose signifie le voir, maintenant, seulement pour la première fois », écrivait Cesare Pavese. Nous ne savons pas avec certitude si l’auteur a voulu dire qu’il y a plus de clarté envers un événement quand le temps est passé, ou si le souvenir donne une nouvelle vision comme si nous le vivions pour la première fois.

Ce qui est certain, c’est qu’une étude réalisée par l’Université de l’Alberta, au Canada, souligne et confirme le rôle de la perspective dans la visualisation des mémoires.

Il existe trois types d’opérations à la base :

  • une récupération interne de la trace de la mémoire (volontaire ou involontaire, due par exemple à l’odeur d’un parfum),
  • une réélaboration de la pensée interne et,
  • une narration externe de la mémoire.

 

La redécouverte de la piste implique toujours une réécriture interne et une reconstitution de l’événement. Nous ne sommes plus les mêmes personnes que lorsque l’événement s’est produit la première fois dans le passé ; et puisque chacun de nous tire des données de la réalité, les catégorise et les considère selon ses propres critères, expériences, contextes et état psychologique émotionnel du moment, il va sans dire qu’il se produit naturellement un remaniement cognitif qui modifie réellement la mémoire elle-même. D’autre part, une mémoire est une image et, comme nous l’avait suggéré Platon :  » l’image représente ce que nous voyons mais est autre chose que ce que nous voyons « . Une image est une imitation de la réalité, c’est une représentation de la réalité, mais ce n’est pas la réalité.

De plus, en passant par une narration externe, le récit lui-même modifie la mémoire, mais pas seulement, il modifie également le moi. Pour paraphraser Bruner, le moi narratif répond au besoin de reconstruire la réalité en lui donnant un sens spécifique, au besoin de mettre le récit en cohérence avec sa propre idée du soi, en rappelant ses croyances et ses valeurs.

Ce mécanisme de narration (imaginer, créer de nouvelles vérités) n’est pas une mince affaire pour Homo Sapiens. Selon plusieurs anthropologues, c’est ce qui lui a garanti non seulement la survie, mais également la suprématie sur tous les autres êtres vivants. C’est la fonction indispensable qui garantit, cet oubli nécessaire à la vie, dont parlait Nietzsche ; l’oubli d’un événement passé, dans lequel, pour notre salut, nous ne pouvons rester immobilisés.

 

Il ricordo è verità?

“Ricordare una cosa significa vederla, ora soltanto, per la prima volta” scriveva Cesare Pavese. Che il poeta volesse dire che si ha più lucidità nei confronti di un evento quando è trascorso del tempo, oppure, che ogni volta il ricordo dia una nuova visione e quindi ci sembri di viverlo per la prima volta, non è dato a sapersi con certezza. Certo è che uno studio dell’Università di Alberta, in Canada, sottolinea e conferma il ruolo della prospettiva nella visualizzazione dei ricordi.

Ci sono alla base tre tipi di operazioni: un recupero interiore della traccia del ricordo, (che sia volontario o involontario, dovuto ad esempio al sentire un profumo) una rielaborazione del pensiero interiore e una narrazione esterna del ricordo. Ritrovare la traccia implica sempre una riscrittura interiore e una riattualizzazione dell’evento. Non siamo più le stesse identiche persone di quando l’evento è accaduto, e dal momento che ciascuno di noi prende alcuni dati dalla realtà ma li categorizza e considera secondo i propri criteri, esperienze, contesto e stato psicologico emotivo del momento, va da sé che avvenga naturalmente una rielaborazione cognitiva che di fatto modifica il ricordo stesso. D’altra parte, un ricordo è un’immagine, e come già ci suggeriva Platone:” l’immagine è ciò che assimilandosi ad una cosa vera è altro da essa, ma tale e quale”. Un’immagine è un’imitazione della realtà, è una rappresentazione della realtà, ma non è la realtà.

Inoltre, passando ad una narrazione esterna, i cambiamenti sono procurati anche dalla riportabilità: ovvero da cosa e come posso (o voglio) riferire quell’evento ad un determinato interlocutore. Quindi il racconto stesso modifica il ricordo, ma non solo, modifica la memoria e modifica il sé. Parafrasando Bruner, il sé narrativo risponde al bisogno di ricostruire la realtà dandogli un significato specifico, risponde alla necessità di mettere in coerenza la narrazione con la propria idea di sé, reiterando credenze e valori.

Questo meccanismo della narrazione non è poca cosa per Homo Sapiens, è ciò che, secondo molti antropologi, permettendo di immaginare e ricreare nuove “verità”, gli ha garantito non solo la sopravvivenza ma la supremazia su tutti gli altri esseri viventi. E non da ultimo, è l’imprescindibile funzione che garantisce – quell’oblio necessario alla vita – di cui parlò Nietzsche; l’oblio di un fatto avvenuto e passato, in cui, per la nostra salvezza, non possiamo restare immobilizzati.

 

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Les effets bénéfiques de la pleine conscience sur le cerveau

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Par Giada Strambini              @giada_strambini

Les effets bénéfiques de la pleine conscience sur le cerveau

Nous connaissons tous la pleine conscience et divers types de pratiques, telles que la méditation et le yoga, qui y sont liées. Mais peu de gens savent que de nombreuses recherches, dont les premières ne sont plus récentes, ont prouvé scientifiquement que l’attention portée au moment présent change le cerveau. Une augmentation de la matière grise dans l’hippocampe, une région associée aux émotions et à la mémoire, se produit par exemple. Certaines études ont confirmé l’importance de cette région, analysée depuis déjà plus de dix ans en matière de résilience, selon laquelle les personnes souffrant de dépression ou de trouble de stress post-traumatique ont tendance à présenter un hippocampe plus petit. Des transformations significatives se produisent également dans le cortex du cingulum antérieur, une région associée à l’autorégulation et à l’apprentissage basé sur des expériences passées. Les personnes qui ont subi des blessures dans cette région du cerveau semblent plus impulsives et agressives et ont du mal à adapter leur comportement aux situations qui se présentent. Une vingtaine d’analyses et de recherches effectuées par différentes universités ont également été fusionnées, ce qui a permis de déterminer au moins huit régions du cerveau impliquées de manière significative dans les pratiques de pleine conscience.

Des études encore plus récentes ont traité cette pratique en observant ses effets neuro-cérébraux. La pleine conscience n’est rien d’autre que la capacité de se concentrer avec soin sur le moment présent et d’avoir la lucidité nécessaire pour identifier et écarter toutes les distractions inutiles en ce qui concerne l’ici et maintenant ou en ce qui concerne une priorité choisie. Cela semble simple à mettre en pratique, mais pour comprendre à quel point cela est compliqué, surtout de nos jours, il suffit de penser au pouvoir de distraction des outils avec lesquels nous communiquons presque tout le temps, avec lesquels nous travaillons et vivons en direct : les smartphones, tablettes et ordinateurs… Recevoir une série de stimuli visuels qui nous dirigent vers de petites tâches ou vers de nouvelles informations et stimuli de toutes sortes, libère de la dopamine dans notre cerveau, une hormone mieux connue comme hormone de plaisir ou de récompense. Ce phénomène nous rend vraiment dépendants de ces objets, ce qui compromet notre concentration. Selon les informations dont nous disposons, et compte tenu de notre mode de vie actuel, les pratiques de pleine conscience ne seraient plus considérées comme superflues mais nécessaires au bien-être quotidien. Les origines de la pleine conscience ne peuvent pas être rattachées à un domaine précis, mais c’est la pratique méditative bouddhiste qui incarne le plus le thème de la conscience et de l’acceptation sans jugement de l’instant présent. Dans les années 1970, grâce au travail de Jon Kabat-Zinn, médecin et biologiste américain, est né le programme de réduction du stress et de relaxation, puis la réduction du stress basée sur la pleine conscience et enfin, le Centre pour la pleine conscience en médecine, soins de santé et société visant à améliorer les conditions de vie des personnes souffrant de diverses maladies chroniques, de la dépression et d’atténuer les souffrances et le stress.

Quelle est la relation actuelle de la pleine conscience en pratique clinique ? L’impression est qu’il est malheureusement toujours considéré comme ayant peu d’importance. Au lieu de cela, il est de plus en plus en vogue dans le monde des affaires qui semble reconnaître ses effets anti-stress. De plus, se concentrer sur ce qui est prioritaire et rester lucide face aux ingérences privées ou professionnelles nous permet de développer un potentiel considérable de concentration, de créativité et d’intuition.

 

GLI EFFETTI DELLA PIENA COSCIENZA SUL CERVELLO

Tutti conosciamo il mindfulness e le pratiche di vario tipo, quali la meditazione, lo yoga, ad esso correlate. Ma forse non in molti sanno che molte ricerche, di cui le prime non più molto recenti, hanno fornito delle prove scientificamente attendibili secondo le quali prestare attenzione all’attimo presente modifichi il cervello. Si verifica ad esempio un aumento della materia grigia nell’ippocampo, regione associata alle emozioni e alla memoria. L’importanza di questa regione, già da più di un decennio analizzata in relazione alla resilienza, è confermata da alcuni studi secondo i quali, chi soffre di depressione o disturbi da stress post traumatico risulti avere tendenzialmente l’ippocampo più piccolo. Trasformazioni significative avvengono anche nella corteccia cingolare anteriore, regione associata all’autoregolazione e all’apprendimento basato sulle esperienze passate. Le persone che hanno subito lesioni in questa area del cervello risultano essere più impulsive ed aggressive, e hanno difficoltà ad adattare il loro comportamento in base alle situazioni che si presentano. Sono state anche accorpate una ventina di analisi e ricerche compiute da diverse Università, che hanno determinato perlomeno otto regioni del cervello significativamente implicate durante le pratiche di mindfulness.

Anche studi più recenti hanno trattato questa pratica osservandone gli effetti neuro-encefalici. La piena coscienza non è altro che la capacità di focalizzarsi con attenzione al momento presente, e di avere la lucidità di identificare e scartare tutte le distrazioni inutili rispetto al qui e ora o rispetto ad una priorità scelta. Sembra semplice da mettere in pratica, ma per capire quanto sia invece complicato soprattutto ai giorni nostri, basti pensare al potere di distrazione che hanno gli strumenti con cui siamo in comunicazione per buona parte della nostra giornata, con cui lavoriamo e in pratica viviamo: smartphones, tablets e computers.  Ricevere una serie di sollecitazioni visive che ci dirigono verso piccoli compiti o verso nuove informazioni e stimoli di ogni tipo, libera nel nostro cervello della dopamina, un ormone conosciuto meglio come ormone del piacere o della ricompensa. Tale fenomeno ci rende realmente dipendenti da questi oggetti compromettendo la nostra concentrazione. Stando alle informazioni di cui disponiamo e considerando il nostro stile di vita odierno, le pratiche della piena coscienza non sarebbero più da considerare superflue ma necessarie al benessere quotidiano. Le origini del mindfulness non possono essere ricondotte ad una zona e ad un tempo precisi, ma è la pratica meditativa buddista ad incarnare maggiormente il tema della consapevolezza e accettazione senza giudizio dell’istante presente. Negli anni ’70, grazie ad un lavoro di Jon Kabat-Zinn, medico e biologo statunitense, nasce prima lo Stress Reduction and Relaxation Program e poi il Mindfulness Based Stress Reduction e infine il Center for Mindfulness in Medicine, Health Care and Society, con il proposito di migliorare le condizioni di vita di coloro che soffrivano di svariate malattie croniche, depressione e alleviare sofferenza e stress.

Qual è il rapporto che ha oggi il mindfulness nella pratica clinica? L’impressione è che venga ancora purtroppo considerato poco determinante. È invece sempre più in voga nel mondo aziendale che sembra riconoscerne gli effetti antistress. Inoltre, focalizzarsi su ciò che è prioritario e restare lucidi rispetto alle interferenze private o professionali, permette di sviluppare un potenziale considerabile in concentrazione, intuizione e creatività.

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Éthique et intelligence artificielle : un algorithme pour interpréter le cri du nouveau-né ?

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Par Giada Strambini         @giada_strambini

Des recherches récentes menées par un groupe de Northern Illinois University rassemblent les premières données sur la traduction précise des pleurs du bébé. A l’aide de l’intelligence artificielle, on tente de décoder les différents types de pleurs et d’en identifier précisément les causes. Le but est notamment de distinguer les pleurs « habituels » qui sont ceux qui peuvent être causés par la faim ou la fatigue, des pleurs pouvant découler d’une maladie. La méthode pourrait être utile à la fois pour les parents inexpérimentés, ainsi que pour le personnel médical et paramédical, lorsqu’ils ont besoin de discerner les cris d’enfants malades.

L’équipe a développé un algorithme basé sur un système de reconnaissance automatique de la parole qui reconnaît les caractéristiques des cris enfantins. L’algorithme analyse les formes d’onde des cris d’enfants à la recherche de caractéristiques liées au volume, à l’intonation et au timbre communs à une base de données de bébés en pleurs préalablement enregistrés et identifiés par des infirmières expérimentées et des néonatologistes. Par exemple, il y a un son typique qui est généralement lié au fait d’avoir « faim ». Ce son se crée quand un enfant a un réflexe de succion et que sa langue pousse sur le palais. De même, un autre type de son est lié au fait qu’un enfant fait son rot. Les chercheurs espèrent que la méthode pourra être étendue à d’autres domaines de la médecine où la prise de décision dépend en grande partie de l’expérience.

En tant que mère, je ne peux que revenir à mes souvenirs récents, les nuits blanches passées à marcher et à bercer, les sensations éprouvées sans pouvoir donner d’explication rationnelle mais dont vous êtes profondément convaincue et qui vous font comprendre que votre enfant ne pleure pas « comme d’habitude » mais qu’il y a quelque chose qui ne va pas, quelque chose de différent. Heureusement, toutes ces sensations ne se révèlent pas toujours fiables, du moins pas dans la nature tragique dont l’esprit d’une nouvelle mère peut être facilement chargé. L’instinct maternel est certes un outil très important, mais il est également vrai que nous sommes souvent effrayés et fatigués, nous concentrant sans cesse sur ce petit d’homme qui fait toute notre vie et que nous voulons protéger de tout, avec les inquiétudes et les peurs qui peuvent en émerger. Puis, les mois passent et la mère et le fils apprennent à se connaître et à se reconnaître dans leur comportement. Nous, les mères, apprenons à avoir davantage confiance en nous sans paniquer.

Je pense qu’un instrument de ce style pourrait être utile, dans les cas où une pathologie grave est suspectée par exemple, mais pour le reste, j’ai beaucoup de réserves. Je me demande s’il ne peut pas y avoir un risque de distance émotionnelle excessive, puisqu’un algorithme nous informerait que l’enfant pleure « seulement » parce qu’il est fatigué par exemple.

Une vie qui naît a avant tout besoin d’amour, de contact physique, quelle que soit la cause de ses pleurs, un nouveau-né se calme dans les bras de la mère ou de ceux qui en prennent soin toujours avec affection, car il se sent en sécurité, protégé. Et je ne peux pas dire combien de fois mon fils pleurait et je n’ai jamais su exactement pourquoi il pleurait, mais il était suffisant de lui donner le sein, de le tenir sur ma poitrine et de le caresser pour apaiser sa maladie. Et même quand il avait de la fièvre, rien ne le faisait mieux reprendre le cours normal de sa vie que quand il était attaché à mon sein. Alors je me demande, est-ce vraiment toujours aussi important de connaître la raison des pleurs ? Si mon enfant pleure, cependant, il a besoin d’être consolé, d’être accueilli dans son inconfort. Nos paramètres de gravité d’une situation ne sont pas toujours superposables à ceux d’un nouveau-né. Son seul moyen de nous appeler est de pleurer. Je crains qu’une utilisation « confortable » et hyper-rationnelle d’une méthode comme celle-ci devienne l’alibi de ne pas avoir à prendre soin du nouveau-né car il pleure pour une raison « futile ». Je crains la distance émotionnelle qui pourrait résulter de l’utilisation d’un algorithme qui me dirait automatiquement quand prendre soin d’un nouveau-né.

 

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Da Giada Strambini     @giada_strambini

Etica e intelligenza artificiale: un algoritmo per interpretare il pianto del neonato Una recente ricerca effettuata da un gruppo della Northern Illinois University sta raccogliendo i primi dati sulla traduzione puntuale del pianto del bambino. Con l’ausilio dell’intelligenza artificiale si tenta di decodificare i diversi tipi di pianto e individuarne precisamente le cause. Lo scopo è in particolare quello di distinguere il pianto “abituale” cioè quello che può essere causato dalla fame o dalla stanchezza, dal pianto che potrebbe derivare da una malattia. Il metodo potrebbe essere utile sia per genitori inesperti, dicono, che per il personale medico e paramedico quando necessita di discernere i pianti dei bambini malati.  Il team ha sviluppato un algoritmo basato su un sistema di riconoscimento vocale automatico che riconosce le caratteristiche delle grida infantili. L’algoritmo analizza le forme d’onda delle grida dei bambini in cerca di caratteristiche del loro volume, intonazione e timbro comuni a un database di pianti di bambini registrati precedentemente e identificati da infermieri e neonatologi esperti. Ad esempio, esiste un suono tipico e generalmente correlato all’essere « affamati ».

Tipicamente, quando un bambino ha il riflesso di suzione e la sua lingua viene spinta sul palato, viene creato questo suono. Allo stesso modo, un altro tipo di suono significa che un bambino ha bisogno di fare il “ruttino”.  I ricercatori sperano che il metodo possa essere ampliato per aiutare con altre aree della medicina in cui il processo decisionale dipenda in gran parte dall’esperienza.   Da mamma, non posso che sintonizzarmi immediatamente sui miei ricordi ancora recenti, le notti insonni camminando e cullando, le sensazioni a cui non si riesce a dare una spiegazione razionale ma di cui sei profondamente convinta e che ti fanno capire che tuo figlio non piange “come al solito” ma c’è qualcosa che non va, qualcosa di diverso. Per fortuna non tutte quelle sensazioni si rivelano attendibili, perlomeno non nella tragicità di cui può facilmente caricarle la mente di una neo-mamma. L’istinto materno infatti è senz’altro uno strumento importantissimo, ma è anche vero che spesso, siamo talmente spaventate e stanche, perennemente concentrate su quel minuscolo fagottino che è tutta la nostra vita e che vogliamo proteggere da qualunque cosa, che ansie e paure possono prendere il sopravvento. Poi i mesi passano, e mamma e figlio imparano a conoscersi e a riconoscersi nei loro comportamenti, e noi mamme impariamo ad avere più fiducia in noi stesse senza farci prendere dal panico.  Penso possa essere utile uno strumento del genere, nei casi in cui si sospetti una patologia grave ad esempio, ma per il resto, ho molte riserve. Mi chiedo se non ci possa essere il rischio di un’eccessiva distanza emotiva, dato che ad esempio un algoritmo ci dice che il bambino piange “solo” perché è stanco.

Una vita che nasce ha prima di tutto bisogno di amore, di contatto fisico, indipendentemente dalla causa del suo pianto, un bambino appena nato si tranquillizza nelle braccia della madre o di chi se ne prende cura sempre con affetto, perché si sente al sicuro, protetto. E non saprei dire quante volte mio figlio piangeva ed io non ne ho mai scoperto con esattezza il motivo ma è bastato attaccarlo al seno o stringerlo al mio petto e accarezzarlo per placare qualunque fosse il suo male. E anche nei casi in cui aveva la febbre, niente lo faceva riprendere velocemente come stare attaccato al mio seno. Quindi mi chiedo, è davvero sempre così importante sapere il motivo? Se mio figlio piange ha comunque bisogno di essere consolato, accolto nel suo disagio, i nostri parametri di gravità di una situazione non sono sempre sovrapponibili a quelli di un neonato. Il suo unico modo per chiamarci è il pianto. Temo un utilizzo “comodo” e iper-razionale di un metodo come questo, e temo l’alibi di non doversi occupare del neonato poiché piange per un motivo “futile”. Temo la distanza emotiva che potrebbe scaturire dal basarsi su un algoritmo nella cura di un neonato.

 

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L’oisiveté est-elle éthique ?

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Par Giada Strambini           @giada_strambini

L’oisiveté est-elle éthique?

Il est difficile de comprendre à quel moment de l’histoire l’otium latin est devenu oisif, prenant les connotations négatives bien connues de tous : de l’oisiveté à la paresse, de l’indifférence à l’irresponsabilité et à la passivité. Notre temps, marqué par la frénésie de la production, mesurée en termes d’argent (le temps, c’est de l’argent !), ne peut pas aimer l’oisiveté, il le considère soit comme « ne rien faire », soit comme un moment perdu, soit comme le temps consacré à la pratique d’une activité autre que celle de gagner de l’argent qui évite le circuit de la production et / ou de la consommation. Ce que les sociétés modernes tolèrent de « l’oisiveté », se limite à la nécessité et aux conventions sociales que représentent les vacances (qui ne sont d’ailleurs pas hors du circuit de la consommation) ; attente chargée d’une sorte d’organisation angoissée et vécue comme un prix mérité après des mois de sacrifice et de travail. Si nous ajoutons que pour la plupart des gens, le travail n’est pas du tout un outil de réalisation de soi, mais au contraire souvent, d’aliénation, il est facile de comprendre pourquoi ces vacances bien méritées se transforment facilement en une autre cause de stress : on n’a pas assez de temps et on a l’impression de ne jamais pouvoir faire tout ce que l’on voudrait accomplir pendant ce temps rêveur, plein d’attentes diverses et variées. Le risque est de deux types : soit vous devenez incapable de gérer ce « manque d’activité » soudain et vous finissez par vous sentir sous pression même en vacances, soit vous vous enfoncez dans l’apathie la plus indolente, et vous vivez avec dépression et frustration le retour aux rythmes quotidiens « normaux ».

Mais qu’est-ce que l’Otium a à voir avec tout ça? Presque rien. L’histoire de ce mot est profondément différente. Le malentendu linguistique a certainement ses fondements dans l’opposition otium / negociium, à partir de laquelle le temps libre et le nec otium ont été définis littéralement, sans aucune nuance avec la «non-oisiveté», qui signifie activités publiques, commerciales ou politiques. Nous savons donc ce qu’est un non-loisir mais pas exactement ce qu’est Otium. Beaucoup de gens ont élevé l’otium au titre de vertu. Il suffit de penser à l’otium litteratum de Cicerone, le temps consacré à la connaissance, à l’étude, à la réflexion et à la contemplation, aussi précieux que le temps consacré à la politique et aux affaires, digne du même soin, indispensable. Le même, repris par Petrarca, assumait la connotation de retrait de la vie mondaine, des connaissances professionnelles ou politiques. La seule condition possible pour produire des œuvres littéraires précieuses et essentielles à l’introspection psychologique. Pour Oratio, l’otium est le seul moyen qui mène au bonheur car il nous libère de l’ambition et des soucis. Ovide enfin, dans Remedia Amoris, écrit: «Vénus aime le temps libre ; vous qui voulez la fin d’un amour, allez au travail et vous serez en sécurité : l’amour se retire devant l’activité ». Selon Sénèque, ce n’est que « dans la retraite que l’on étudie ce que la vertu est … de quelle nature est Dieu, si l’univers est immortel ou fait partie d’une réalité transitoire et éphémère ».Je pense donc que l’otium est éthique, à condition qu’il ne se transforme pas en passivité et en oisiveté dénuée de sens. Nos ancêtres latins suggèrent que l’otium est le temps bien utilisé, celui qui nous mène à la paix et à la recherche, au calme de l’observation des événements et à la connaissance. Cela nous prépare à retourner à nos activités avec de nouvelles réponses, une nouvelle conscience et une nouvelle vie créative, de nouvelles idées et de nouvelles solutions. Ce temps est précisément éthique parce qu’il s’agit du temps de la sagesse et de l’amour.

 

L’ozio è etico?

È difficile capire in che momento della storia l’otium si è trasformato in ozio, assumendo i connotati negativi ben noti a tutti: dall’inoperosità alla pigrizia, dal disinteresse all’irresponsabilità e passività. Il nostro tempo, contraddistinto dalla frenesia del produrre, misurato in termini di denaro (il tempo è denaro), non poteva che avere in avversione l’ozio, sia inteso come “far niente”, sia inteso come il tempo passato a praticare qualunque attività che si sottragga al circuito della produzione e/o del consumo. Ciò che al limite, le società moderne tollerano dell’”ozio”, è circoscritto alla necessità e convenzione rappresentata dalle vacanze, (ben lungi dall’essere fuori dal circuito del consumo, tra l’altro); attesa carica di una sorta di organizzazione ansiosa e vissuta a mo’ di premio meritato dopo mesi di sacrifici e duro lavoro. Se aggiungiamo che per la maggior parte delle persone il lavoro non è affatto uno strumento di auto realizzazione ma al contrario, spesso, di alienazione, si capisce bene perché queste meritate ferie si trasformino facilmente in un ulteriore motivo di stress, anche a causa del fatto che il tempo sembra essere sempre troppo poco e si ha l’impressione di non riuscire mai a fare tutto ciò che si aveva desiderato durante quella sognante attesa, carica di aspettative.  Il rischio è di due tipi: o si diventa incapaci di gestire questa improvvisa e breve “mancanza di attività” e si finisce con il sentirsi impegnati e stressati anche in ferie, oppure si sprofonda nella più indolente apatia, vivendo con depressione e frustrazione il ritorno ai normali ritmi quotidiani.

Ma che cosa ha a che vedere l’otium con tutto questo? Quasi niente. La storia di questa parola è profondamente diversa.  L’equivoco linguistico ha sicuramente le sue fondamenta nella contrapposizione otium/negotium, da cui letteralmente tempo libero e nec otium, che significa, senza sfumatura alcuna, “non ozio”, temine che designava le attività pubbliche, commerciali o politiche. Quindi sappiamo cosa è il non ozio ma non esattamente cosa sia l’otium. Furono in molti ad elevare l’otium a virtù. Basti pensare all’otium litteratum di Cicerone, il tempo dedicato alla conoscenza, allo studio, alla riflessione e alla contemplazione, prezioso quanto il tempo dedicato alla politica e agli affari, meritevole della stessa cura, irrinunciabile.  Lo stesso, ripreso da Petrarca, assunse connotazione di ritiro dalla vita mondana, dalle frequentazioni professionali o politiche. Unica condizione possibile per produrre opere letterarie di valore ed essenziale all’introspezione psicologica. Per Oratio l’otium è la sola via che conduce alla felicità poiché rende liberi dall’ambizione e dagli affanni. Ovidio infine, nei Remedia Amoris, scrive: “Venere ama il tempo libero; tu che vuoi la fine di un amore, datti al lavoro e sarai al sicuro: Amore si ritira di fronte all’attività”.  Secondo Seneca è solo “nel ritiro che si indaga cosa sia la virtù…di quale natura sia Dio, se l’universo è immortale o sia parte della realtà caduca ed effimera”.

Penso dunque che l’otium sia etico, purché non si tramuti in passività e inoperosità senza senso. L’otium che ci suggeriscono gli antenati latini è il buon tempo, quello che ci conduce alla pace e alla ricerca, all’osservazione calma degli eventi e alla conoscenza. Ci predispone a rientrare nelle nostre attività con nuove risposte, nuova consapevolezza e nuova linfa creativa, nuove idee e soluzioni. È etico perché è il tempo della saggezza e dell’amore.

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