La mémoire est-elle vérité ?

Résultat de recherche d'images pour "mémoire"

Par Giada Strambini                      @giada_strambini

« Se souvenir de quelque chose signifie le voir, maintenant, seulement pour la première fois », écrivait Cesare Pavese. Nous ne savons pas avec certitude si l’auteur a voulu dire qu’il y a plus de clarté envers un événement quand le temps est passé, ou si le souvenir donne une nouvelle vision comme si nous le vivions pour la première fois.

Ce qui est certain, c’est qu’une étude réalisée par l’Université de l’Alberta, au Canada, souligne et confirme le rôle de la perspective dans la visualisation des mémoires.

Il existe trois types d’opérations à la base :

  • une récupération interne de la trace de la mémoire (volontaire ou involontaire, due par exemple à l’odeur d’un parfum),
  • une réélaboration de la pensée interne et,
  • une narration externe de la mémoire.

 

La redécouverte de la piste implique toujours une réécriture interne et une reconstitution de l’événement. Nous ne sommes plus les mêmes personnes que lorsque l’événement s’est produit la première fois dans le passé ; et puisque chacun de nous tire des données de la réalité, les catégorise et les considère selon ses propres critères, expériences, contextes et état psychologique émotionnel du moment, il va sans dire qu’il se produit naturellement un remaniement cognitif qui modifie réellement la mémoire elle-même. D’autre part, une mémoire est une image et, comme nous l’avait suggéré Platon :  » l’image représente ce que nous voyons mais est autre chose que ce que nous voyons « . Une image est une imitation de la réalité, c’est une représentation de la réalité, mais ce n’est pas la réalité.

De plus, en passant par une narration externe, le récit lui-même modifie la mémoire, mais pas seulement, il modifie également le moi. Pour paraphraser Bruner, le moi narratif répond au besoin de reconstruire la réalité en lui donnant un sens spécifique, au besoin de mettre le récit en cohérence avec sa propre idée du soi, en rappelant ses croyances et ses valeurs.

Ce mécanisme de narration (imaginer, créer de nouvelles vérités) n’est pas une mince affaire pour Homo Sapiens. Selon plusieurs anthropologues, c’est ce qui lui a garanti non seulement la survie, mais également la suprématie sur tous les autres êtres vivants. C’est la fonction indispensable qui garantit, cet oubli nécessaire à la vie, dont parlait Nietzsche ; l’oubli d’un événement passé, dans lequel, pour notre salut, nous ne pouvons rester immobilisés.

 

Il ricordo è verità?

“Ricordare una cosa significa vederla, ora soltanto, per la prima volta” scriveva Cesare Pavese. Che il poeta volesse dire che si ha più lucidità nei confronti di un evento quando è trascorso del tempo, oppure, che ogni volta il ricordo dia una nuova visione e quindi ci sembri di viverlo per la prima volta, non è dato a sapersi con certezza. Certo è che uno studio dell’Università di Alberta, in Canada, sottolinea e conferma il ruolo della prospettiva nella visualizzazione dei ricordi.

Ci sono alla base tre tipi di operazioni: un recupero interiore della traccia del ricordo, (che sia volontario o involontario, dovuto ad esempio al sentire un profumo) una rielaborazione del pensiero interiore e una narrazione esterna del ricordo. Ritrovare la traccia implica sempre una riscrittura interiore e una riattualizzazione dell’evento. Non siamo più le stesse identiche persone di quando l’evento è accaduto, e dal momento che ciascuno di noi prende alcuni dati dalla realtà ma li categorizza e considera secondo i propri criteri, esperienze, contesto e stato psicologico emotivo del momento, va da sé che avvenga naturalmente una rielaborazione cognitiva che di fatto modifica il ricordo stesso. D’altra parte, un ricordo è un’immagine, e come già ci suggeriva Platone:” l’immagine è ciò che assimilandosi ad una cosa vera è altro da essa, ma tale e quale”. Un’immagine è un’imitazione della realtà, è una rappresentazione della realtà, ma non è la realtà.

Inoltre, passando ad una narrazione esterna, i cambiamenti sono procurati anche dalla riportabilità: ovvero da cosa e come posso (o voglio) riferire quell’evento ad un determinato interlocutore. Quindi il racconto stesso modifica il ricordo, ma non solo, modifica la memoria e modifica il sé. Parafrasando Bruner, il sé narrativo risponde al bisogno di ricostruire la realtà dandogli un significato specifico, risponde alla necessità di mettere in coerenza la narrazione con la propria idea di sé, reiterando credenze e valori.

Questo meccanismo della narrazione non è poca cosa per Homo Sapiens, è ciò che, secondo molti antropologi, permettendo di immaginare e ricreare nuove “verità”, gli ha garantito non solo la sopravvivenza ma la supremazia su tutti gli altri esseri viventi. E non da ultimo, è l’imprescindibile funzione che garantisce – quell’oblio necessario alla vita – di cui parlò Nietzsche; l’oblio di un fatto avvenuto e passato, in cui, per la nostra salvezza, non possiamo restare immobilizzati.

 

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