Éthique et intelligence artificielle : un algorithme pour interpréter le cri du nouveau-né ?

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Par Giada Strambini         @giada_strambini

Des recherches récentes menées par un groupe de Northern Illinois University rassemblent les premières données sur la traduction précise des pleurs du bébé. A l’aide de l’intelligence artificielle, on tente de décoder les différents types de pleurs et d’en identifier précisément les causes. Le but est notamment de distinguer les pleurs « habituels » qui sont ceux qui peuvent être causés par la faim ou la fatigue, des pleurs pouvant découler d’une maladie. La méthode pourrait être utile à la fois pour les parents inexpérimentés, ainsi que pour le personnel médical et paramédical, lorsqu’ils ont besoin de discerner les cris d’enfants malades.

L’équipe a développé un algorithme basé sur un système de reconnaissance automatique de la parole qui reconnaît les caractéristiques des cris enfantins. L’algorithme analyse les formes d’onde des cris d’enfants à la recherche de caractéristiques liées au volume, à l’intonation et au timbre communs à une base de données de bébés en pleurs préalablement enregistrés et identifiés par des infirmières expérimentées et des néonatologistes. Par exemple, il y a un son typique qui est généralement lié au fait d’avoir « faim ». Ce son se crée quand un enfant a un réflexe de succion et que sa langue pousse sur le palais. De même, un autre type de son est lié au fait qu’un enfant fait son rot. Les chercheurs espèrent que la méthode pourra être étendue à d’autres domaines de la médecine où la prise de décision dépend en grande partie de l’expérience.

En tant que mère, je ne peux que revenir à mes souvenirs récents, les nuits blanches passées à marcher et à bercer, les sensations éprouvées sans pouvoir donner d’explication rationnelle mais dont vous êtes profondément convaincue et qui vous font comprendre que votre enfant ne pleure pas « comme d’habitude » mais qu’il y a quelque chose qui ne va pas, quelque chose de différent. Heureusement, toutes ces sensations ne se révèlent pas toujours fiables, du moins pas dans la nature tragique dont l’esprit d’une nouvelle mère peut être facilement chargé. L’instinct maternel est certes un outil très important, mais il est également vrai que nous sommes souvent effrayés et fatigués, nous concentrant sans cesse sur ce petit d’homme qui fait toute notre vie et que nous voulons protéger de tout, avec les inquiétudes et les peurs qui peuvent en émerger. Puis, les mois passent et la mère et le fils apprennent à se connaître et à se reconnaître dans leur comportement. Nous, les mères, apprenons à avoir davantage confiance en nous sans paniquer.

Je pense qu’un instrument de ce style pourrait être utile, dans les cas où une pathologie grave est suspectée par exemple, mais pour le reste, j’ai beaucoup de réserves. Je me demande s’il ne peut pas y avoir un risque de distance émotionnelle excessive, puisqu’un algorithme nous informerait que l’enfant pleure « seulement » parce qu’il est fatigué par exemple.

Une vie qui naît a avant tout besoin d’amour, de contact physique, quelle que soit la cause de ses pleurs, un nouveau-né se calme dans les bras de la mère ou de ceux qui en prennent soin toujours avec affection, car il se sent en sécurité, protégé. Et je ne peux pas dire combien de fois mon fils pleurait et je n’ai jamais su exactement pourquoi il pleurait, mais il était suffisant de lui donner le sein, de le tenir sur ma poitrine et de le caresser pour apaiser sa maladie. Et même quand il avait de la fièvre, rien ne le faisait mieux reprendre le cours normal de sa vie que quand il était attaché à mon sein. Alors je me demande, est-ce vraiment toujours aussi important de connaître la raison des pleurs ? Si mon enfant pleure, cependant, il a besoin d’être consolé, d’être accueilli dans son inconfort. Nos paramètres de gravité d’une situation ne sont pas toujours superposables à ceux d’un nouveau-né. Son seul moyen de nous appeler est de pleurer. Je crains qu’une utilisation « confortable » et hyper-rationnelle d’une méthode comme celle-ci devienne l’alibi de ne pas avoir à prendre soin du nouveau-né car il pleure pour une raison « futile ». Je crains la distance émotionnelle qui pourrait résulter de l’utilisation d’un algorithme qui me dirait automatiquement quand prendre soin d’un nouveau-né.

 

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Da Giada Strambini     @giada_strambini

Etica e intelligenza artificiale: un algoritmo per interpretare il pianto del neonato Una recente ricerca effettuata da un gruppo della Northern Illinois University sta raccogliendo i primi dati sulla traduzione puntuale del pianto del bambino. Con l’ausilio dell’intelligenza artificiale si tenta di decodificare i diversi tipi di pianto e individuarne precisamente le cause. Lo scopo è in particolare quello di distinguere il pianto “abituale” cioè quello che può essere causato dalla fame o dalla stanchezza, dal pianto che potrebbe derivare da una malattia. Il metodo potrebbe essere utile sia per genitori inesperti, dicono, che per il personale medico e paramedico quando necessita di discernere i pianti dei bambini malati.  Il team ha sviluppato un algoritmo basato su un sistema di riconoscimento vocale automatico che riconosce le caratteristiche delle grida infantili. L’algoritmo analizza le forme d’onda delle grida dei bambini in cerca di caratteristiche del loro volume, intonazione e timbro comuni a un database di pianti di bambini registrati precedentemente e identificati da infermieri e neonatologi esperti. Ad esempio, esiste un suono tipico e generalmente correlato all’essere « affamati ».

Tipicamente, quando un bambino ha il riflesso di suzione e la sua lingua viene spinta sul palato, viene creato questo suono. Allo stesso modo, un altro tipo di suono significa che un bambino ha bisogno di fare il “ruttino”.  I ricercatori sperano che il metodo possa essere ampliato per aiutare con altre aree della medicina in cui il processo decisionale dipenda in gran parte dall’esperienza.   Da mamma, non posso che sintonizzarmi immediatamente sui miei ricordi ancora recenti, le notti insonni camminando e cullando, le sensazioni a cui non si riesce a dare una spiegazione razionale ma di cui sei profondamente convinta e che ti fanno capire che tuo figlio non piange “come al solito” ma c’è qualcosa che non va, qualcosa di diverso. Per fortuna non tutte quelle sensazioni si rivelano attendibili, perlomeno non nella tragicità di cui può facilmente caricarle la mente di una neo-mamma. L’istinto materno infatti è senz’altro uno strumento importantissimo, ma è anche vero che spesso, siamo talmente spaventate e stanche, perennemente concentrate su quel minuscolo fagottino che è tutta la nostra vita e che vogliamo proteggere da qualunque cosa, che ansie e paure possono prendere il sopravvento. Poi i mesi passano, e mamma e figlio imparano a conoscersi e a riconoscersi nei loro comportamenti, e noi mamme impariamo ad avere più fiducia in noi stesse senza farci prendere dal panico.  Penso possa essere utile uno strumento del genere, nei casi in cui si sospetti una patologia grave ad esempio, ma per il resto, ho molte riserve. Mi chiedo se non ci possa essere il rischio di un’eccessiva distanza emotiva, dato che ad esempio un algoritmo ci dice che il bambino piange “solo” perché è stanco.

Una vita che nasce ha prima di tutto bisogno di amore, di contatto fisico, indipendentemente dalla causa del suo pianto, un bambino appena nato si tranquillizza nelle braccia della madre o di chi se ne prende cura sempre con affetto, perché si sente al sicuro, protetto. E non saprei dire quante volte mio figlio piangeva ed io non ne ho mai scoperto con esattezza il motivo ma è bastato attaccarlo al seno o stringerlo al mio petto e accarezzarlo per placare qualunque fosse il suo male. E anche nei casi in cui aveva la febbre, niente lo faceva riprendere velocemente come stare attaccato al mio seno. Quindi mi chiedo, è davvero sempre così importante sapere il motivo? Se mio figlio piange ha comunque bisogno di essere consolato, accolto nel suo disagio, i nostri parametri di gravità di una situazione non sono sempre sovrapponibili a quelli di un neonato. Il suo unico modo per chiamarci è il pianto. Temo un utilizzo “comodo” e iper-razionale di un metodo come questo, e temo l’alibi di non doversi occupare del neonato poiché piange per un motivo “futile”. Temo la distanza emotiva che potrebbe scaturire dal basarsi su un algoritmo nella cura di un neonato.

 

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